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Boules de Noël en verre soufflé : fabrication, origine et conseils pour bien les choisir

Par Atelier Lucile Viaud ·

Trois boules de Noël en verre soufflé ambré, simple, côtelée et ananas, l’une suspendue et deux posées au sol
Sommaire
  1. Une boule de Noël en verre soufflé, c’est quoi ?
  2. D’où vient la boule de Noël en verre ?
  3. Comment on souffle une boule de Noël à l’atelier d’Évran
  4. Comment reconnaître une boule soufflée à la bouche
  5. Bien choisir ses boules de Noël en verre
  6. Une boule de Noël… pas seulement à Noël
  7. Ranger et entretenir ses boules en verre
  8. Questions fréquentes

À l’atelier d’Évran, en Bretagne, nos boules de Noël artisanales, fabriquées en France de la matière première à la pièce finie, sont soufflées une à une, au bout de la canne, dans les trois géoverres que nous fabriquons à partir de ressources locales. Ce guide raconte comment naît une boule de Noël en verre soufflé, d’où vient la tradition, comment reconnaître une boule soufflée à la bouche d’une boule industrielle, et comment bien choisir et conserver les vôtres.

Une boule de Noël en verre soufflé, c’est quoi ?

Une boule de Noël en verre soufflé est une sphère creuse formée en insufflant de l’air dans du verre en fusion, à la bouche, au bout d’une canne ou d’un tube. Façonnée à la main, chaque boule a une épaisseur, des bulles et une forme légèrement différentes des autres.

Derrière ce même nom se cachent pourtant des objets très différents. La plupart des boules vendues aujourd’hui sont moulées ou soufflées mécaniquement, en verre fin, argentées à l’intérieur puis peintes. Nos boules, elles, sont soufflées à la canne dans un verre coloré dans sa masse : la couleur ne peut pas s’écailler, et la lumière passe à travers.

D’où vient la boule de Noël en verre ?

Avant le verre, le sapin se décorait de pommes, de noix et de petits gâteaux. Un récit souvent repris situe la première boule en verre à Goetzenbruck, en Moselle, en 1858 : une sécheresse aurait privé les familles de pommes, et un souffleur de verre aurait eu l’idée de les remplacer par des sphères de verre. L’histoire tient en partie de la légende, mais une chose est sûre : au milieu du XIXe siècle, on fabriquait déjà des décorations de Noël en verre soufflé dans deux régions verrières : les Vosges du Nord, en France, et Lauscha, en Thuringie, en Allemagne.

À Lauscha, les boules étaient soufflées « à la lampe », à partir d’un tube de verre chauffé au chalumeau, ce qui donne des parois très fines ; c’est encore la technique de nombreuses boules aujourd’hui. Les nôtres sont soufflées autrement : directement à partir du verre cueilli dans le four, au bout de la canne. La paroi est plus épaisse, et la matière plus présente.

Comment on souffle une boule de Noël à l’atelier d’Évran

Une boule passe par cinq étapes, toutes faites à la main :

  1. Le cueillage. Le souffleur prélève au bout de la canne une petite quantité de verre en fusion dans le four : la « poste ».
  2. Le motif, pour les modèles côtelé et ananas. La poste est soufflée dans un moule optique, qui imprime des côtes ou des facettes à sa surface. En gonflant la bulle, le motif s’étire et s’adoucit : c’est lui qui fait jouer la lumière.
  3. Le soufflage. La bulle est gonflée à la bouche jusqu’à sa taille finale, en tournant la canne en continu pour garder la sphère régulière.
  4. L’attache. Un fil de verre chaud est étiré, coupé à la pince, puis posé au chalumeau sur le sommet de la boule pour former la boucle. Pas de capuchon en métal : l’attache est en verre, soudée à chaud.
  5. La recuisson. La boule refroidit lentement dans un four de recuisson, pour libérer les tensions du verre et le rendre solide.
Boule ananas en verre ambré encore chaude au bout de la canne, à l’atelier d’Évran
Une boule ananas en verre des îles du Ponant, encore chaude au bout de la canne.
Pose de l’attache en verre au chalumeau sur une boule ambrée posée sur un support
L’attache en verre est soudée au chalumeau sur le sommet de la boule.

Nos boules naissent lors des campagnes de production de l’atelier, au Bois Tison à Évran. Nous y accueillons différents souffleurs de verre dans la halle verrière, à quelques mètres du laboratoire où Lucile Viaud formule les recettes de nos géoverres. Comme toutes nos pièces, chaque boule porte une petite mention gravée ou sablée à la main, qui indique le verre utilisé et son numéro de fusion : de quoi retrouver d’où vient votre boule et quand son verre a été fondu.

Pour voir le soufflage de près, l’atelier ouvre ses portes plusieurs fois par an, avec des démonstrations, et propose des visites guidées sur rendez-vous.

Comment reconnaître une boule soufflée à la bouche

Quatre indices permettent de distinguer une boule soufflée à la canne d’une boule industrielle :

  • L’attache. La plupart des boules, industrielles comme artisanales, portent un capuchon en métal. Ce n’est donc pas un critère à lui seul. Sur les nôtres, l’attache est une boucle de verre soudée à chaud, légèrement irrégulière : une particularité de l’atelier.
  • La couleur. Retournez la boule face à une fenêtre : si la lumière la traverse et que la teinte est la même partout, le verre est coloré dans sa masse. Une boule argentée et peinte reste opaque et peut s’écailler. Une boule artisanale peut être de l’un ou l’autre type : c’est un choix du verrier.
  • Les bulles et les variations. De petites bulles prises dans le verre, une épaisseur qui varie légèrement, une forme pas tout à fait sphérique : ce sont les traces du soufflage, pas des défauts.
  • Le poids. À taille égale, une boule soufflée à la canne est plus lourde qu’une boule fine argentée : il y a plus de matière.
Boule industrielle Boule soufflée à la lampe Nos boules, soufflées à la canne
Verre Fin, souvent clair Tube de verre, très fin Verre cueilli au four, plus épais
Couleur Argenture et peinture Argenture et peinture le plus souvent Dans la masse du verre
Attache Capuchon métal et crochet Capuchon métal le plus souvent Boucle de verre soudée à chaud
Forme Identique d’une boule à l’autre Régulière Légèrement différente à chaque boule

Bien choisir ses boules de Noël en verre

Trois formes : simple, côtelée, ananas

  • La boule simple est une bulle lisse, qui montre le verre à l’état brut : on y voit le mieux les microbulles et les nuances de la matière.
  • La boule côtelée porte des côtes verticales, un clin d’œil aux coquilles Saint-Jacques. C’est celle qui accroche le plus la lumière.
  • La boule ananas, ou diamantée, est couverte de facettes. Au soleil, elle projette des reflets en losanges qui rappellent les mailles d’un filet de pêche.

Chaque boule est vendue 40 € et pèse une centaine de grammes. Soufflée à la main, elle n’est jamais tout à fait sphérique, et sa taille varie légèrement d’une pièce à l’autre.

Les couleurs : Glaz, olive, ambre

Nos verres sont naturellement colorés dans la masse : la couleur vient des matières premières de chaque géoverre, collectées sur un territoire précis.

  • Glaz, verre de la Rance. Un vert-bleu transparent, né des sédiments retirés du lit de la Rance lors de son dévasement. Glaz, du vieux breton glas, désigne les nuances de la mer en Bretagne. Voir toutes les pièces en Glaz.
  • Olive, verre de Rouergue. Un vert profond formulé à partir de sable du Lot, de cendres de bois de la vallée de la Truyère et de coquilles d’escargots confiées par un héliciculteur aveyronnais.
  • Ambre, verre des îles du Ponant. Une teinte cuivrée puissante, issue du sable d’excavation de l’île d’Hoedic, de filtres de plongée d’Ouessant et de cendres de fumaison de poisson de l’île de Groix.

La teinte évolue légèrement d’une fusion à l’autre : deux boules Glaz de deux saisons différentes ne seront pas tout à fait du même vert.

Une boule, un trio ou un mobile

Mobile de quatre boules en verre soufflé olive, Glaz et ambre suspendues à une armature noire
Le mobile 4 boules, composé à la commande.
  • Une boule seule (40 €) pour commencer une collection ou accompagner un cadeau.
  • Le trio de boules (110 €) réunit les trois formes, simple, côtelée et ananas, dans le même géoverre. Pour mélanger les couleurs, il suffit de nous laisser un message à la commande.
  • Le mobile 4 boules (220 €) se compose à la demande : vous choisissez les formes et les couleurs, nous assemblons le mobile.

Une boule de Noël… pas seulement à Noël

Sur un sapin, une boule en verre épais demande une branche solide : placez-la près du tronc plutôt qu’en bout de branche. Mais c’est devant une fenêtre qu’elle donne le plus : suspendue dans la lumière, la côtelée et l’ananas projettent leurs reflets sur les murs, et le Glaz prend des teintes différentes selon l’heure. Une boule faite pour les fêtes, mais qui peut rester accrochée toute l’année.

Ranger et entretenir ses boules en verre

  • Nettoyage : un chiffon doux et sec suffit pour la poussière ; si besoin, un lavage à la main à l’eau tiède. Évitez les chocs thermiques, par exemple passer d’une pièce froide à une eau très chaude.
  • Rangement : enveloppez chaque boule séparément dans du papier de soie ou un tissu, et rangez-les dans une boîte à compartiments, attache vers le haut.
  • En cas de casse : ne jetez pas la boule. Nos verres sont consignés : renvoyez-nous les morceaux avec la référence inscrite sur votre certificat d’authenticité, nous les refondrons et leur valeur sera déduite de votre prochaine commande. Voir les conditions de recyclage et d’entretien de nos pièces.

Questions fréquentes

Qui fabrique des boules de Noël en verre soufflé en France ?

La tradition reste vivante en Moselle et dans les Vosges du Nord, et des souffleurs de verre indépendants en fabriquent partout en France. À l’atelier d’Évran, près de Dinan, nous soufflons nos boules dans nos propres géoverres, faits de ressources de Bretagne, d’Aveyron et des îles du Ponant.

Où trouver des boules de Noël artisanales ?

Nos boules sont disponibles dans la collection La Décoration de la boutique en ligne, et à la boutique de l’atelier, à Évran, où l’on peut aussi les voir avant de choisir.

Que signifie offrir une boule de Noël ?

Offrir une boule, c’est souvent marquer une année : un premier Noël, une première maison, une naissance. Une boule soufflée à la main se garde et se ressort chaque hiver, ce qui en fait un cadeau qui accompagne longtemps. Pour laisser le choix, la carte-cadeau Ostraco est disponible à partir de 90 €.

Comment les boules sont-elles expédiées ?

Chaque boule est emballée à la main pour voyager par la poste, sans plastique, dans des emballages majoritairement issus du réemploi. Les commandes sont généralement préparées sous 24 à 48 heures. Pour Noël, n’attendez pas les derniers jours : les délais postaux s’allongent en décembre. Vous pouvez aussi choisir la remise en main propre à l’atelier d’Évran, ouvert le mercredi après-midi.

Une boule en verre soufflé est-elle fragile ?

Elle reste en verre, mais une boule soufflée à la canne est nettement plus épaisse qu’une boule industrielle argentée. Les chocs contre un sol dur restent le principal risque : suspendez-la à une branche solide ou à une fenêtre, à l’écart des passages.

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